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textes d'auteurs

Ceux qui gagnent...

Publié le par srenzo


Ceux qui gagnent prennent des risques.

Comme tout le monde, ils craignent de se tromper,

mais ils refusent de se laisser écraser par cette peur.

Ceux qui gagnent n'abandonnent pas.

Quand la vie leur est dure, ils s'accrochent en attendant que la roue tourne. 

Ceux qui gagnent savent que plus d'un chemin leur est ouvert,

et ils ne redoutent pas de les emprunter. 

Ceux qui gagnent savent qu'ils ne sont pas infaillibles.

Ils acceptent leurs faiblesses tout en tirant partie de leurs forces. 

Ceux qui gagnent tombent parfois, mais ils se relèvent aussitôt.

Ils n'acceptent pas qu'une simple chute leur interdise de continuer.

S'ils échouent parfois, ils n'invoquent pas le destin,

ni la chance, d'ailleurs, s'ils réussissent.

Ceux qui gagnent acceptent de prendre en main leur vie.


Ceux qui gagnent ont des pensées positives et voient du bien en toutes choses.

Du banal, ils savent toujours faire quelque chose d'extraordinaire.

Ceux qui gagnent croient dans le chemin qu'ils se sont choisi,

même s'il est ardu, même si les autres ne discernent pas bien ce chemin.

Ceux qui gagnent sont patients.

Ils savent qu'un travail n'a guère que la valeur de l'effort qu'il a coûté.

Tu es de cette race-là,
de ceux qui, comme toi,
font de ce monde un monde meilleur à vivre.



Nancy Sims

 

 

Publié dans textes d'auteurs

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"Il pleure dans mon coeur" de Paul Verlaine (1844-1896)

Publié le par srenzo

 
 
Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville,
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine.
 
 
 
Romance sans paroles, 1874

 

Publié dans textes d'auteurs

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"Dimanche (caresse-moi)" d'Yves Jamait

Publié le par srenzo


Le week-end dernier avaient lieu "LES RENDEZ-VOUS DE LA PLAGE", le festival musical du printemps à St-Sébastien s/ Loire, juste à côté de Nantes, festival qui a la bonne idée de s'installer sur les bords du fleuve depuis quelques années...

Samedi soir, c'est YVES JAMAIT qui faisait le spectacle... et quel spectacle ! Je ne le connaissais que de nom, avais lu quelques bonnes choses à son sujet, je suis donc allé le découvrir, par curiosité...

J'ai tout simplement pris la plus grande CLAQUE qu'il m'ait été donné de prendre à un concert ! J'ai même dû essuyer un début de larme, sur un titre qui m'a retourné les tripes...

Vêtu de son complet-casquette, et accompagné de son orchestre guitare-basse-batterie-accordéon, il nous a carrément embarqué. 
Sa voix de rocaille et son jeu de scène nous ont raconté ses histoires de vie, par des textes bien écrits et des mélodies tantôt endiablées, tantôt mélancoliques...

Si vous ne connaissez pas Yves Jamait, courez le découvrir,  et ne le ratez pas s'il vient à passer près de chez vous !



en bonus, le texte de sa chanson "Dimanche" (dans la veine "chansons à tripes"):

Le vois-tu venir mon amour
Ce dimanche avec sa gueule moche
Ce cancrelat qui tourne autour
De ce jour triste comme un son d'cloche
Oh temps suspends mes heures de vol
Et couvre mon coeur de patine
Quand la déprime me racole
Que ses maux de passe me chagrinent
Entends-tu la marche funèbre
De cette semaine qui crève
A cette détresse une trêve
Poser ma bouche sur tes lèvres

Caresse moi Caresse moi
J'ai le ventre gonflé de larmes
Ce soir la vie me rétame
Caresse moi Caresse moi
Caresse moi Caresse moi
Ne laisse pas ce jour vieillir
Sans poser avant qu'il n'expire
Tes mains sur moi Caresse moi

C'est un dimanche comme tant d'autres
Qui déjà me vide le coeur
Une petite bête noire se vautre
Impunément sur mes humeurs
J'ai la déprime à fleur de peau
Et l'automne dans les entrailles
Pas une bière placebo
Ne peut soigner ce qui m'entaille
Et toujours la marche funèbre
De cette semaine qui crève
A cette détresse une trêve
Poser ma bouche sur tes lèvres

Caresse moi Caresse moi
J'ai le ventre gonflé de larmes
Ce soir la vie me rétame
Caresse moi Caresse moi
Caresse moi Caresse moi
Ne laisse pas ce jour vieillir
Sans poser avant qu'il n'expire
Tes mains sur moi Caresse moi

Et toujours la marche funèbre
De cette semaine qui crève
A cette détresse une trêve
Poser ma bouche sur tes lèvres

Caresse moi Caresse moi
J'ai le ventre gonflé de larmes
Ce soir la vie me rétame
Caresse moi Caresse moi
Caresse moi Caresse moi
Ne laisse pas ce jour vieillir
Sans poser avant qu'il n'expire
Tes mains sur moi Caresse-moi

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"Le pain" de Francis Ponge (1899-1988)

Publié le par srenzo

 
 
   La surface du pain est merveilleuse d'abord à cause de cette impression quasi panoramique qu'elle donne : comme si l'on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes.
   Ainsi donc une masse amorphe en train d'éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s'est façonnée en vallées, crêtes, ondulations, crevasses... Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux - sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente.
   Ce lâche et froid sous-sol que l'on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des soeurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois. Lorsque le pain rassit ces fleurs fanent et se rétrécissent. Elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable...
   Mais brisons-la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation.
 
 
 
Le parti pris des choses, 1942

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"Nocturne" de Claude Roy (1915-1997)

Publié le par srenzo

 
 
Patte de chat tout doucement
le jour se souvient d’être nuit
Un peu d’obscur un peu de vent
les étoiles et ce qui s’ensuit
viennent sur la pointe des pieds
ils s’avancent de toute part
dans le ciel et ses escaliers
et la nuit s’installe au hasard
sur l’île et la plage et la mer
dès que les oiseaux qui s’enfuient
laissent la place aux messagers
qui annonceront minuit
Puis les lézards vont se coucher
passant le mot aux vers luisants
 
Trente cri-cris dans les rochers
lamentent le soleil couchant
La mer chante à bouche fermée
l’épaisse nuit de ses poissons
l’obscurité de ses forêts
et de ses plaines sans moissons
Je suis la Nuit dit l’arrivant
en débarquant sur le rivage
Ses pieds s’enfoncent dans le sable
dans les étoiles son visage
et ses mains ourdissent des fables
de fraîcheur et d’obscurité
qui nous entourent tous les deux
 
Mais sur le sable auprès de moi
ton corps désaltéré de jour
ta peau crissante comme soie
luit doucement parmi l’obscur
Un peu de soleil prisonnier
s’évapore en secret de toi
et quand je caresse tes seins
tout ce qui reste du soleil
glisse doucement dans mes mains
tout ce qui reste du soleil
tout ce qui sera le matin.
 
 
 
 

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