Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

chemin

Révélation

Publié le par srenzo

 

Oui, la poésie me fait vibrer !

Je me régale. À la lecture des grands auteurs,

quand la sève de leurs mots fait naître une émotion.

À trouver le mot juste, accorder une rime,

ou trouver le bon rythme... Ah ! Toucher cet instant !

 

Oui, la musique me transporte !

La main sur la cuisse, battre d'instinct la mesure :

diversité des sons, des rythmes et des voix...

Guitare, chant choral, harmonica ou djembé,

je cherche mon instrument mais ne l'ai pas trouvé...

 

Oui, la photographie m'exalte !

Garder la trace d'un lieu, d'un visage, d'un moment,

chercher le bon cadrage et trouver l'équilibre...

Saisir une attitude, l'expression d'un regard,

déclencher à l'instant qui fait la bonne image !

 

Oui, le cinéma me touche !

Un vieux western en noir et blanc avec John Wayne,

une œuvre de Kubrick, au talent minutieux...

Un acteur, une actrice, qui transmet l'émotion,

sentir couler mes larmes dans une salle obscure...

 

Oui, la bande dessinée me captive !

Sourire toujours aux calembours de Goscinny,

partir dans le monde des lettres avec Philémon,

en prendre plein les yeux en ouvrant un Blacksad,

ou me perdre dans un scénario de Nury !

 

Oui, la scène me galvanise !

Voir jouer, danser, chanter, ou jongler, sans filet,

en ressentir la force et la fragilité...

Vivre le trac, puis m'élancer, dans la lumière,

me découvrir, et goûter aux applaudissements !

 

Oui, la sculpture me fascine !

Le contact charnel de la matière, bois ou terre,

sentir naître une idée et la laisser germer...

Avec quelques outils, façonner de mes mains

et donner corps et âme à une création !

 

Oui, l'architecture m'interpelle !

Décrypter les façades de l'île Feydeau,

explorer les rues aux maisons à pans de bois,

contempler les citadelles du pays cathare,

admirer le génie pur de Le Corbusier...

 

Oui, la peinture, le dessin, m'impressionnent !

Les clairs-obscurs intimistes de Georges de La Tour,

la poésie énigmatique de Magritte,

les formes colorées et fantasques de Miro,

ou les dessins western noir et blanc de mon frère !

 

Oui, et c'est une révélation incroyable :

je m'aperçois sensible à toute forme d'art !

Je suis à mi-parcours de mon chemin de vie,

qui s'éclaire d'un jour enthousiaste et nouveau...

je l'assure, et l'assume: j'ai une âme d'artiste !

 

 

 

mars 2020

Partager cet article
Repost0

La quarantaine

Publié le par srenzo

 

La quarantaine, c'est l'été de la vie !

la pleine force de l'âge

la décennie de l'homme mûr

 

C'est aussi l'âge, paradoxal,

où mon père est parti

où mon frère est parti

 

Et m'y voilà arrivé

moi aussi

à cet âge singulier

 

Pas de « crise » à l'horizon

pas d'inquiétude non plus

juste une aspiration

 

L'envie de choisir mon temps

pour ne plus le subir

et Vivre !

 

Arrêter de prendre sur moi

et dire les choses, simplement

telles qu'elles sont

 

Me centrer sur ce qui me fait du bien

pour m'affirmer dans ce que je suis

et le porter haut !

 

 

 

fév. 2020

Partager cet article
Repost0

Connecté

Publié le par srenzo

 

Le monde est connecté

Technologie chérie, Ô ma déesse ultime !

Ouvre-moi les fenêtres du règne digital !

Que l'espace et le temps en soient dénaturés ?

Que m'importe ! Ailleurs ! Vite ! 4G, puis 5G !

 

Être des connectés

Accès wifi, offre « internet illimité »,

Flot des infos, réseaux sociaux, jeux vidéos,

Attention addiction... Te voilà possédé !

Pris dans la Toile. Son objet, déshumanisé.

 

Ou...

 

Être connecté

Écouter mes besoins cardinaux, mes envies

Rompre les vieux accords conclus par le cerveau

Contacter les blessures, et du corps, et du cœur

Accueillir le chemin de l'intériorité

 

Me sentir connecté

Au printemps, à l'été, à l'automne, à l'hiver

Au jour et à la nuit : au Cycle de la Vie

À l'eau et à la terre, au soleil et à l'air

Nature épanouie, dont l'homme est juste un fruit

 

Me savoir connecté

À la joie, la tristesse, la peur, ou la colère

Ce flot des émotions qui me fait être humain

 

Et rester connecté

Aux arcanes de mon âme, à l'être que je suis

Accepter humblement les mystères de la Vie

 

 

 

2 jan. 2020

Partager cet article
Repost0

Renaissance à Noël

Publié le par srenzo

 
Qu'il est bien loin le temps de la divine enfance !
Cet instant de magie qui m'emplissait le cœur,
Où la famille unie irradiait de chaleur,
Jours joyeux, envoûtants et légers, des croyances !
 
Car Noël est longtemps tombé en déshérence :
Quand l'enchantement passe, que le foyer trépasse,
Quand Jésus perd la face et Mercure le remplace,
Noël est contretemps, vacance et dissidence !
 
Porté par mon étoile, et des maux guérisseurs,
J'ai pu mettre à la voile, approcher de passeurs
Et caresser la Vie, une et universelle.
 
Quand cette aube divine du solstice d'hiver
Sur chaque être dessine la nouvelle lumière,
Noël en moi sourit, d'une belle étincelle !
 
 
 
déc. 2019
Partager cet article
Repost0

D'un petit-enfant à sa Bonne Maman

Publié le par srenzo

(avec beaucoup d'amour et d'émotion)

 

 

Je me souviens de ce moment

le jour de vos cent ans ;

ce tête-à-tête privilégié

où j'avais pu vous lire ce texte ;

vous m'avez écouté attentivement.

 

Je me souviens de vos regards

les yeux plissés et concentrés ;

du sourire que vous avez eu

quand vous m'avez coupé :

« Vous avez beaucoup de souvenirs monsieur ! »

 

Je me souviens de vos chansons

dans la cuisine de Revert ;

de Malbrough qui s'en va-t-en guerre

et qui ne sait quand reviendra ;

de ces aigus dans votre voix.

 

Je me souviens de la pâte à crêpes ;

de votre œil, rieur et complice,

et votre moue, pleine de malice,

à la deuxième cuillerée

de l'arôme de fleur d'oranger.

 

Je me souviens de votre main

qui caressait mes boucles blondes ;

de ce contact sur ma tête,

vos doigts passant dans mes cheveux

en m'appelant votre ange blond.

 

Je me souviens de l'odeur des huîtres,

ces soirs de réveillons familiaux ;

de votre grimace amusée,

du saumon, et du pain grillé

que nous partagions tous les deux.

 

Je me souviens de la sauce chasseur

qui accompagnait le sanglier ;

de votre clafoutis aux cerises ;

du flan au caramel ; de vos meringues ;

et de la bûche de Noël.

 

Je me souviens de votre pouce dressé ;

devant votre oeil enjoué,

claquant la langue,

quand vous parliez de votre père :

le plus grand avocat de Fraaance !

 

Je me souviens de votre port ;

un verre de vin à la main,

le lèvres légèrement pincées,

et le petit doigt levé :

très « distingué-z-et-racé !»

 

Je me souviens de vos expressions

que nous répétions en riant ;

« cric-crac entre les sapins »,

« boudiou qu'elle est bonne cette eau »,

« je ne fais que du très beau »,

« y m'a donné la peur, j'faisais l'geai » !

 

Je me souviens des pâtes trop cuites

dans la casserole en fer blanc

que vous posiez sur la table,

devant Bon 'P :

« Tiens papa, voilà tes nouillasses !»

 

Je me souviens des gâteaux de Nançay ;

vous préfériez les moins dorés,

je raffolais des plus grillés ;

de ce placard de la cuisine

où l'on trouvait toujours un sac.

 

Je me souviens des géraniums,

alignés aux fenêtres à l'étage ;

du long bec du petit arrosoir jaune ;

de l'eau qui pénétrait la terre

et dont je remplissais les coupelles.

 

Je me souviens de votre gentillesse ;

de votre attention à chacun ;

de votre élégance ; de vos robes rouges ;

et de votre sourire.

 

Je reconnais toutes ces traces

si bien ancrées en moi

que je vous dois

qui m'enracinent

 

Vous aurez vécu plus de cent ans, Bonne Maman ;

et pour moi vous êtes toujours

la Bonne Maman de mes dix ans.

 

Et si j'ai pleuré

en écrivant ces mots,

c'est de ces larmes rares

qui font tellement, tellement de bien !

 

Vous aurez vécu plus de cent ans, Bonne Maman ;

 

pour toujours vous êtes en moi

pour toujours je vous embrasse

 

et je vous dis simplement

et sincèrement

MERCI

d'avoir si bien été

la Bonne Maman de mes dix ans

 

 

 

janv. 2018

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 7 > >>