Bien-être

Publié le par srenzo

 
quelle douce sensation, ce matin
quand la lumière du jour m’a sorti de mon rêve
 
un de ces rêves qui s’interrompent toujours trop tôt
tu sais, un de ceux qu’on n’a pas envie de quitter, en suppliant
« non, pas maintenant, encore un peu… »
 
tu y étais, dans ce rêve
dans une maison familière, un jour ensoleillé
 
papa y était, aussi,
et d’autres
des membres de la famille
des amies au visage inconnu
 
je suis resté allongé un long moment
les yeux au plafond
à savourer cet instant
 
difficile de transcrire
le sentiment que je ressentais
 
un sentiment doublement fort de par vos deux présences
 
une émotion
que seule la magie des rêves
me donnera jamais l’occasion de vivre
 
tu y étais telle que je t’aime
ce visage
ce sourire
cette façon de bouger
mieux qu’un souvenir
c’était bon de te voir
 
hier ma journée n’avait été qu’idées noires
je pensais aujourd’hui coucher sur le papier ma rage
ma colère
mon ras-le-bol
 
et là
devant la page blanche
envolés les mots durs
les mots qui font mal
desserrés les poings et les mâchoires
disparue ma révolte intérieure
libéré mon esprit de sa rancœur destructrice
 
ma gorge se noue
je sens monter les larmes
 
il me manque si peu de choses pour être heureux
 
 
 
17 oct. 1999
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