Te souviens-tu, Sylvia...
Te souviens-tu , Sylvia, de ce garçon
Dont tu as croisé le chemin ?
Tu arrivais d’Italie, pleine d’entrain et de vie
Tu étudiais les Beaux-Arts
Et tu venais en France pour trois mois.
Il était seul
Un peu perdu dans cette ville nouvelle
Il n’avait de goût à rien
Ou sinon pas grand-chose
Depuis la mort de son père.
Le hasard a voulu
Que vous logiez dans la même résidence
Tu as surgi dans sa vie,
Ravivant son coeur meurtri,
Et mis de la lumière
Dans l’obscurité de ses pensées.
Il ne demandait rien
Il avait juste besoin de quelqu’un
A qui parler.
Pour ta première sortie
Il n’a rien trouvé de mieux
Que te raconter ses problèmes.
Vous n’aviez vraiment rien en commun
Toi tellement active,
Respirant la joie de vivre
Lui si taciturne,
Se laissant porter par le cours des choses
Pourtant tu l’as écouté
Tu as essayé de l’aider
Mais il était trop tôt encore
Certaines blessures de la vie
Sont longues à cicatriser
Et la plaie était encore trop fraîche.
Tu as vite trouvé
Des amis plus distrayants
Mais ta compagnie et ton aide
Lui ont été précieuses
Je n’oublierai pas, Sylvia,
Ta gentillesse et ton écoute,
Ta vitalité,
Ta soif de vie,
Et le charme de ton délicieux accent
Qui m’a fait sourire si souvent
sept. 1996
Publicité