L'intime étincelle
L'air est sec, piquant, il réfrigère le sang
Épiderme transi et frissons saccadés
C'est décembre et le froid sous les assauts du vent
Transperce ma pelure de ses salves glacées
La noirceur qui survient étouffe la lumière
Ce satané cosmos et son ombre maudite
Qui nous condamne à des lendemains éphémères
C'est l’hiver et la nuit redevient favorite
Dans toutes les artères, des lueurs électriques
Composent de mielleuses vitrines léchées
C'est le parfum des fêtes, les débits frénétiques
Alimentent le flot des âmes diluées
Dans l’âtre des foyers ressuscitent les feux
Familles rassemblées près des tables dressées
C’est là que vient le temps d’affronter, nauséeux
Les spectres intérieurs de mon présent passé
Mais fini l’abandon aux charmes de l’Obscur
Les lettres de cachets sont fragment de l’histoire
Je poursuivrai mes classes par-delà l’embrasure
Soufflant tous les retours de flamme crématoires
Quelque part en mon être, quelque chose vit
Qui me réchauffe, qui m’éclaire, et me rassure
Quelque chose de pur, qui entretient l’Envie
Et ouvre le chemin de l’enluminure
déc. 2007
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