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premiere periode 1993-2008

Ce temps que tu veux m'accorder

Publié le par srenzo

à Céline
 
 
Je t’ai dit, pas très adroitement,
Avoir des sentiments pour toi
Tu as répondu, honnêtement,
Que c’était difficile pour toi
 
Trop de choses, encore, dans ta tête,
Qu’auparavant tu dois panser
Tu ne te sens pas encore prête
Pour à nouveau re-commencer
 
Alors je n’ai pas insisté
Bien entendu je comprenais
Depuis, je n’attends rien de toi
Et je m’efforce de rester moi
 
Profiter du mieux que je peux
Du temps que tu veux m’accorder
Sans trop en faire, tel est l’enjeu,
Car pas question de m’enflammer
 
Alors pourquoi ces quelques mots
Couchés comme ça sur le papier ?
Parce que je n’saurais dire tout haut
Ce qu’ici j’ai à te confier
 
Combien j’aime être à ton côté
En chaussettes et jambes repliées
Lors de nos discussions canapé
 
L’éclat de ton sourire
Le galbe de tes lèvres
La couleur et le grain de ta peau
Cette mèche de cheveux
que tu rabats d’un geste
 
Difficile de ne pas s’enflammer
Juste profiter de ce temps
que tu veux m’accorder
 
 
 
mai 2005
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Coeur perdu

Publié le par srenzo

 
Mes nuits d'amour défilent
seul dans mon lit le soir
sans une nouvelle idylle
seul dans ma chambre noire
 
Le galbe de tes lèvres
se livre sous mon doigt
qui glisse tel un orfèvre
hypnotisé, sans voix
 
Ma main roule sur ta peau
et va chercher ton sein
qui se cale bien au chaud
dans la paume de ma main
 
Nos jambes nues s'enlacent
et nos langues s'annexent
tendrement tu me masses
me décalottes le sexe
 
De plus en plus avide
tu écartes les cuisses
et m'offres ton sexe humide
où doucement je glisse
 
Commence le va-et-vient
dans tes yeux dans mes yeux
appliqué va-et-vient
où l'on vibre tous deux
 
Souffles courts, on s'étreint
sueur des corps en feu
s'achève le va-et-vient
et l'on s'apaise heureux
 
 
 
fév. 2005
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Levée d'écrou

Publié le par srenzo

à Solenne
 
 
Depuis quelques semaines je me sentais coupable
Rongé de l'intérieur par un doute persistant:
T'avouer mon tourment, en serai-je capable?
De cet aveu terrible comment choisir l'instant?

Avec toi je suis bien, et même de mieux en mieux
Et malgré ça mon coeur se retourne vers une autre
Contre toi je n'ai rien, j'émets juste le voeu pieux
De finir dignement l'histoire qui est la notre

Je ne sais où je vais, j'ai peur de finir seul
Mais je ne peux rester plus longtemps entre deux
Si je dois me planter c'est tant pis pour ma gueule
Je ne suis pas de ceux qui jouent ce jeu hideux

Pour moi l'amour se donne à une seule personne
Je ne veux tester sa falsifiabilité
Me sentant devenir quelqu'un qu'on emprisonne
J'ai levé mon écrou, repris ma liberté.

Plus qu'une démission, c'est une rédemption
A nouveau je me sens en paix avec moi-même.
Est-ce de la sagacité, de l'abnégation?
C'est à ce prix que je trouverai celle que j'aime.
 
 
 
13 fév. 2005
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La porte du non retour

Publié le par srenzo

 
Une plage comme il y en a tant
des hommes, des femmes, des enfants
avancent en colonnes vers l’océan
 
Les corps robustes sont fatigués
les jambes fléchies d’avoir trop marché
les poings liés, les regards inquiets
 
Au large dans la nuit sans lune
se dessine la silhouette brune
du navire blanc qui les attend
 
Combien sont-ils agenouillés
visage fermé, la tête baissée
alignés dans l’attente d’embarquer ?
 
Sous les coups des voix qui aboient
arrachés à leurs peuples, à leurs toits
ils sentent leur terre pour la dernière fois
 
Leur souffle, lui, reviendra un jour
sur la piste ils ont fait trois tours
autour de l’arbre du retour
 
 
Février 2003
sur la plage de Ouidah
devant la porte du non retour
 
l’océan devant moi
leur souffle est là
 
 
 
novembre 2004
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Brescou !

Publié le par srenzo

souvenir de chantier -Brescou 2004-
sur l'air de "Lorsque le vent soufflera..." de Renaud
 
 
C’est pas toi qui prend Brescou, C’est Fort Brescou qui t’prend
Moi Brescou y m’a pris, je m’souviens, un vendredi
J’ai troqué la marmaille, la routine bien huilée
Contre un’paire d’gants d’travail et des fringues bien usées
J’ai pas écouté les gens qui m’disaient « sois prudent,
Ca va pas être marrant, y’a pas d’eau ni d’courant »
 
Dès qu’Concordia m’appellera, je repartira
Dès qu’les chantiers r’démarreront, nous nous en allerons
 
Trois semaines passées à Brescou, c’est pas un chantier d’tafioles
L’eau du puits, les bougies, même les mouettes en rigolent
J’ai bougé du caillou, démoli des cloisons,
J’ai rebouché des trous, bouffé la poussière des plafonds,
J’ai poussé des brouettes, fabriqué du mortier,
Joué du ciseau, d’la massette pour les pierres à tailler
 
Dès qu’Concordia m’appellera, je repartira
Dès qu’les chantiers r’démarreront, nous nous en allerons
 
C’est pas toi qui prend Brescou, c’est Fort Brescou qui t’prend
Moi Brescou y m’a pris, et quelques autres aussi :
Un indien métis Blackfoot Pawnee Cheyenne Crow
Apache Arapahoe, le Dan c’t’un numéro
Une capenducienne toujours prête à rigoler
A faire tourner les bolas, Babeth, sans déconner
 
Dès qu’Concordia m’appellera, je repartira
Dès qu’les chantiers r’démarreront, nous nous en allerons
 
Anastasia la russe, fan de Victor Hugo,
Ramon Perez et son tractor amarillo
Les danois Pol-Eric l’ogre, Sara mains de bébé
Kiki de Rennes , j’m’appelle Solenne et j’suis pas douée
Yulhee la coréenne, masseuse aux talons hauts
Et Papi votr’serviteur, le roi des sons barjots
 
Dès qu’Concordia m’appellera, je repartira
Dès qu’les chantiers r’démarreront, nous nous en allerons
 
 
 
juil./août 2004
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