Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

fantaisies

Mars

Publié le par srenzo

 
Force brutale incarnée, assoiffée de sang.
Divinité adorée
Des glorieux peuples de l’Antiquité.
Compagnon de la discorde.
 
Amant de l’amour, il aurait joué avec le feu,
Engendré la crainte, l’effroi,
Et la risée des dieux.
 
Nulle part il n’aurait été mieux
Qu’au milieu des combats,
A jouer le boutefeu.
 
En hommage, les Anciens l’associèrent
Au jour qui suivait le jour lunaire ;
A la planète vue de la Terre
Qui portait la couleur de la guerre.
 
Jouant avec un feu nouveau,
Il aurait aimé une prêtresse,
Fondant le mythe des jumeaux
Et de la louve patronnesse.
Le survivant, devenu roi,
Lui dédia le premier des mois
Du calendrier qu’il créa.
 
Aujourd’hui les dieux ont changé,
Les noms donnés ont subsisté :
Comme pour nous remémorer
Que l’être humain n’a pas changé…
 
 
 
mars 2006
Partager cet article
Repost0

La nuit se lève...

Publié le par srenzo

hommage au "Bal des vampires"
de Roman Polanski
 
 
Les derniers rayons du soir se dissipent
Sur une lande grise, et désertée.
Dans les chaumières les âmes se cloîtrent :
Ferment les volets, tirent les loquets.
 
Dans la crypte le Tombeau s’entrebâille…
Entouré de ses oiseaux de ténèbres,
La longue silhouette sombre se fait nuit.
 
Dans les foyers le silence s’installe :
Le bruit le plus petit devient suspect,
Et les regards trahissent la terreur…
 
Les serviteurs du Comte se dirigent,
Le sourire aiguisé, le teint blafard,
Vers une salle aux miroirs sans reflets.
 
Au-dessus de la couche un crucifix,
Un pieu à portée de main, un marteau,
Des têtes d’ail sont pendues aux fenêtres.
 
Protections dérisoires des mortels !
Le Seigneur, lui, affûte ses canines
Pour leur sucer la sève, jusqu’à la moëlle.
La nuit se lève : c’est l’heure de la chasse…
 
 
 
11 fév. 2006
Partager cet article
Repost0

N'est pas Monsieur qui veut

Publié le par srenzo

 
C’est un jour de printemps, à l’office du dimanche
Les pigeons seuls animent le parvis de l’église
Au milieu qui attend, la Misère est assise
Elle attend anonyme son défilé de hanches
 
Quand les cloches vocalisent, les grandes portes béent
Inondant le parvis de leur flot bienséant
Félicité de mise, c’est la règle céans
Ronds de jambe à l’envi et discussions galbées
 
S’approche alors un homme, la bouche en cul de poule
Il toise la misère, lâche un « Tenez, mon brave »,
Un œil sur le forum, où sa dame roucoule
 
Tonitruant geyser, la Misère fait entrave
Et lance au noble sire : « N’est pas Monsieur qui veut !
-L’homme s’en va défaillir- Peigne-cul de mes deux ! »
 
 
 
5 oct. 2005
Partager cet article
Repost0

Brescou !

Publié le par srenzo

souvenir de chantier -Brescou 2004-
sur l'air de "Lorsque le vent soufflera..." de Renaud
 
 
C’est pas toi qui prend Brescou, C’est Fort Brescou qui t’prend
Moi Brescou y m’a pris, je m’souviens, un vendredi
J’ai troqué la marmaille, la routine bien huilée
Contre un’paire d’gants d’travail et des fringues bien usées
J’ai pas écouté les gens qui m’disaient « sois prudent,
Ca va pas être marrant, y’a pas d’eau ni d’courant »
 
Dès qu’Concordia m’appellera, je repartira
Dès qu’les chantiers r’démarreront, nous nous en allerons
 
Trois semaines passées à Brescou, c’est pas un chantier d’tafioles
L’eau du puits, les bougies, même les mouettes en rigolent
J’ai bougé du caillou, démoli des cloisons,
J’ai rebouché des trous, bouffé la poussière des plafonds,
J’ai poussé des brouettes, fabriqué du mortier,
Joué du ciseau, d’la massette pour les pierres à tailler
 
Dès qu’Concordia m’appellera, je repartira
Dès qu’les chantiers r’démarreront, nous nous en allerons
 
C’est pas toi qui prend Brescou, c’est Fort Brescou qui t’prend
Moi Brescou y m’a pris, et quelques autres aussi :
Un indien métis Blackfoot Pawnee Cheyenne Crow
Apache Arapahoe, le Dan c’t’un numéro
Une capenducienne toujours prête à rigoler
A faire tourner les bolas, Babeth, sans déconner
 
Dès qu’Concordia m’appellera, je repartira
Dès qu’les chantiers r’démarreront, nous nous en allerons
 
Anastasia la russe, fan de Victor Hugo,
Ramon Perez et son tractor amarillo
Les danois Pol-Eric l’ogre, Sara mains de bébé
Kiki de Rennes , j’m’appelle Solenne et j’suis pas douée
Yulhee la coréenne, masseuse aux talons hauts
Et Papi votr’serviteur, le roi des sons barjots
 
Dès qu’Concordia m’appellera, je repartira
Dès qu’les chantiers r’démarreront, nous nous en allerons
 
 
 
juil./août 2004
Partager cet article
Repost0

Concordi-Concordia

Publié le par srenzo

souvenir de chantier -Puycelsi 2003 toujours !-
soirée de fin de chantier
sur l'air de "Obladi-oblada" des Beatles
 
 
Fourteen young people from all over the world
Joined to live three weeks together
To rebuild an old dry wall with only stones
And heat and sweat and pain and happiness and fun
 
Chorus
Concordi-Concordia, Puycelsi, wah
Lalalala, what good fun !
Concordi-Concordia, Puycelsi, wah
Lalalala, what good fun !
 
Elodie’s always laughing for anything
Harttu’s the best dancer on the floor
Eliza goes out wearing her pink glasses
And Akiko sings alone in the starry night
 
Chorus
 
And to lead the group, Ronan’s the best we can have
Cause to please the group, Ronan does his best
And Agathe went to join him
 
Maribel and Maria left us too early
Stéphanie is lying in her bed
Claudia is always ready to play football
And Greg with song and music he begins to move
 
Chorus
 
And to do the work Alastair’s the best we can have
Caus he knows the work, and he knows much more
When stones whisper to him
 
Julien’s going for a snack in the kitchen
Angélique comes to give him a kiss
Julie makes up her face, she goes out tonight
And Antti runs he runs and tells some finnish jokes
 
Chorus
 
The only thing I say
Is Thank You Concordia!
 
 
 
8 août 2003
Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 > >>