N'est pas Monsieur qui veut

Publié le par srenzo

 
C’est un jour de printemps, à l’office du dimanche
Les pigeons seuls animent le parvis de l’église
Au milieu qui attend, la Misère est assise
Elle attend anonyme son défilé de hanches
 
Quand les cloches vocalisent, les grandes portes béent
Inondant le parvis de leur flot bienséant
Félicité de mise, c’est la règle céans
Ronds de jambe à l’envi et discussions galbées
 
S’approche alors un homme, la bouche en cul de poule
Il toise la misère, lâche un « Tenez, mon brave »,
Un œil sur le forum, où sa dame roucoule
 
Tonitruant geyser, la Misère fait entrave
Et lance au noble sire : « N’est pas Monsieur qui veut !
-L’homme s’en va défaillir- Peigne-cul de mes deux ! »
 
 
 
5 oct. 2005
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